Les différents "types" d'ostéopathie


Il est souvent difficile de comprendre tout ce charabia en ostéopathie, surtout lorsqu'on ne connait pas grand chose au corps humain et aux différentes "couches" qui le composent.

Alors qu'est ce que l'ostéopathie viscérale, crânienne, biomécanique, musculaire, tissulaire ?

Quelle technique est la plus efficace ?

 

Il faut tout d'abord comprendre que pour traiter un même symptôme, chaque être humain va avoir sa propre histoire et donc son propre traitement. Une douleur cervicale par exemple peut être liée à un déficit de mobilité articulaire, ou une contrainte anormale ligamentaire ou musculaire par exemple, à une surstimulation nerveuse, et encore bien d'autres possibilités. Le principe est simple: tout le monde est unique, chaque douleur a sa propre histoire et sa propre explication.

Parrallèlement, en ostéopathie, il existe de très nombreuses techniques pour corriger une même structure : chaque technique a son propre intérêt et son propre impact, chaque technique utilise des moyens différents pour arriver au même but. L'ostéopathe va donc choisir telle ou telle technique en fonction du diagnostic, afin de coller au mieux au besoin du patient. Un seul "type" de techniques ostéopathiques ne permet pas de traiter l'ensemble des symptômes que vous rencontrez, l'ostéopathe doit maitriser l'ensemble des techniques pour coller au mieux à vos besoins.

Si l'ostéopathe ne maîtrise qu'un seul type de technique, cela risque de ne pas coller à vos besoins, et donc de traiter trop "superficiellement" votre problème, sans durée dans le temps par exemple, ou sans réel résultat.

Vous comprennez donc déjà qu'il est illogique de parler d'une "spécialité de techniques" en ostéopathie, car l'ostéopathe doit pouvoir utiliser un grand pannel de techniques pour pouvoir prendre en charge votre cas de manière adaptée.

 

Expliquons plus en détail les principaux "types de technique" :

Les techniques structurelles ou musculo-squelettiques :

Ce sont généralement les premières auquel on associe l'ostéopathe. La technique visera à redonner une mobilité normale à une articulation, dans les différents plans de l'espace (par exemple en flexion-extension, rotations, inclinaisons); via un travail articulaire (type "cracking" ou mobilisations spécifiques) ou via un travail musculaire spécifique. Les techniques ne sont pas dangereuses ni douloureuses.

Les techniques viscérales :

Elles vont être utilisées lorsqu'un organe viscéral (thoracique ou abdominal) va exercer des contraintes anormales sur les structures avoisinantes. Ces techniques ne travaillent pas sur les organes en eux-mêmes, mais ont un impact sur la mobilité des surfaces de glissement entre les viscères, ou sur les structures ligamentaires qui les maintiennent.

Ces techniques peuvent être aussi bien utilisées pour des douleurs dorsales que digestives, car les viscères ont des liens mécaniques et neurologiques avec les vertèbres, et il arrive par exemple qu'une douleur lombaire soit la conséquence d'un déficit de mobilité d'un organe (et inversement).

L'ostéopathie tissulaire :

Les techniques douces sont souvent associées aux techniques ne faisant pas craquer. En réalité, il existe différents types de "techniques douces", dont les techniques fasciales ou aponévrotiques. Les fascias et aponévroses sont des membranes très fines qui séparent les différentes couches du corps humain (os, muscles, organes, peau, etc). Ces fascias s'attachent généralement sur les structures qu'ils séparent, et ont un impact direct sur leur mouvement.

Le principe de cette technique est d'utiliser ces tissus pour corriger les troubles de mobilité rencontrés.

Les techniques crâniennes :

Très très vaste sujet que l'ostéopathie crânienne, car ses principes sont assez complexes. Pour faire simple, les techniques crâniennes visent à faciliter la "souplesse" tissulaire des membranes crânienne, à faciliter la circulation sanguine et à relâcher les tensions pouvant se faire ressentir au niveau du crâne. Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à m'en parler directement.

Les impacts de ces techniques crâniennes sont très vastes, en passant des migraines aux vertiges, acouphènes, oreilles bouchées, sinusites, otites, etc ; mais aussi pour des douleurs rachidiennes. Ces techniques sont très souvent utilisées en ostéopathie du nourrisson et du bébé.

 

Qu'en est-il de ma propre pratique ?

Pour ma part, je considère qu'il est abhérant de se "spécialiser" dans une approche ostéopathique, car c'est s'éloigner de ce qu'est réellement notre métier. J'ai besoin quotidiennement de tous les "types" de techniques ostéopathiques, aucune technique ne prévalant sur l'autre.

Je m'adapte ainsi aux besoins du patient que je reçois.

Certains patients me demandent de temps en temps de ne pas utiliser de techniques structurelles type "cracking". Nous en parlons, et nous cherchons d'autres solutions pour leurs problèmes. Cependant, il faut savoir que cela peut prendre plus de temps à soigner si la technique utilisée n'est pas la plus adaptée.

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